jeudi 22 mars 2007

©Tout en GALLO : la bogue de l’an 2000 7/8 Le jeu de palets au ciel

(quand cé marqué Club , prononcer comme cube , et non comme cleub)

“ Juss’ avant que l’Phonss’ i s’mourit , ça m’rappelle que l’Adrien , au qui i jouE terjous aux palets au club, ça t’E son EquipiE , qu’allE mouri , le Phonss’ i y’i dit : “ Quand cé qu’tu vas y’étt chez l’bon Dieu, essEy’ don de m’dire si dans l’paradis on joue aux palets “ .
V’la que juss’ dans la nett’ d’apré , v’la l’Adrien qui s’mourit, et d’vers cinq heur’ moins l’quart au p’tit matin , il apparut au Phonss’
Le Phonss’ qui l’s”avE mort, sur pour sur , i y’avE mémm’ déja donnE dé coups d’ ramais sus l’nombril, fut vra EmeillE , pré d’ava un fractus à la cocarde à son tour et pour de bon !
L’Adrien , i y’i dit : “ Faout pas ava peu , cé ma l’Adrien , je viens te dire c’que tu m’as d’mandE; j’ons mémm’ deux nouvelles à t’annoncE, Enne bonn’ et Enn’ pas bonn’ ... J’commence par la bonne : Ah , que oui , on joue aux palets dans l’paradis ! Y’a mémm’ dé satrées parties avec le José, l’Ugène , le Polytt’ , la Philomène , la veuill’ chie nouvelle qui piacotE dans son lait, elle é au paradis , l’aoutt’ Phons et l’Hyacinthe , figures-ta qu’on joue mémm avec des palets dorE , et on pass’ du bon temps “

Mon Phonns à ma , i d’mandit à l’Adrien : “ Mé qua cé dont la maouvése nouvelle ? “
L’Adrien , qui v’nE dont d’montE au paradis , y’i rEpondit : “ Y’a cor le Henry qui organise , comme au club , des concours de palets . Hé bé , ta l’Phonss , t’é dEja inscrit pour le concours du Club du paradis de dimanche en quinze ! “ , si ben qu’mon Phonss, monsieur l’docteur , i s’mourit quinze jours apré l’Adrien ,
“ Quand cé qu’i s’mourit vous avE dit qu’il avE l’derrière trop mince, et vous avez mémm ajoutE , qu’ça t’E un cul rare
Docteur Zidor Bizanet “ Non , La Justine : il avE le délirium tremens , et j’ai ajoutE cé incurable !

La Justine “Ave t’i pas bésE un coup de frE , en fourgottant dans sa mare, de qua qu’il avE perdu sa faoucille et son martia . I ouEillE du comme un pot , il avE plein d’cire humaine dans l’z’oreilles ,
Docteur Zidor Bizanet “ Vous voulez dire du cérumen “
La Justine “oui , cé bé cequ’ j’dis d’la cire humaine , qui y’bouchant les z’oreilles. Je y’avé pourtant huchE de n’pas allE du queutE d’la mare “
Docteur Zidor Bizanet “ Cé don l’coup de la mare qui l’a ach’vE , et v’la qui joue au palets au paradis avec tous les z’aoutt’ , ass tourr’ “
La Justine “ Ma j’vas vous dire ma , de d’pé pus dix ans au club , les bonnes fommes , on joue aoussi aux palets au club de la rencontre , j’ons vra envie d’étt’ téléchargE tout dret dans l’paradis , et toutt’ fin sieute avant l’an 2000 , pour jouE au paradis avec dé palets tout en or , mé quandd’ mémm’ pas avec la Philomène , la veuill’ chie nouvelle qui piacotE dans son lait “

Docteur Zidor Bizanet “ Vous v’lez mouri . Cé t’i q’vous voulez qu’on vous pratique l’euthanasie ? “
La Justine “ De qua , l’état Nazi , ça date quand cé qu’lé z’allemands té cé nous? J’ comprends ren , mé ren en tout ! Je m’rappelle qui y’u un soldat allemand qui fusillit le cô de nott’ biaou clochE qui vient détt’ er’fait à neu pour pus d’430 millions . On vEye cor , sus s’cô-la ,qu’é à la mairie , la pièce qui y’i bouche le trou d’la balle ,enveyE en pien dans l’croupion du cô par le coup d’fusil du soldat allemand , qui d’vE y’étt ratiboiSe à la goutt’ ”
“J’vas v’dire : j’ons point envie d’allE à la maison pour les vieux , pas pus à la Gaoutras , pas pus qu’à la Guimarais , pas pus qu’à la maison d’vieux à Romagné à l’iaou chaoude de pisse boeuf , non , à l’osboeuf de chaude pisse , ah bé alors , j’arrive pus à dire , à l’ossvache de ... ah , cé ça , à l’hospice de Chaoude Beu , enfin à RomEgnE
Docteur Zidor Bizanet “ Vous v’l’ez dire l’hospice de Chaude boeuf ? “
La Justine “ je ne sE pus comment m’nourris , j’ons bé compris que si j’mange ceci ou bé ça , on meurt , et j’ons aussi compris que si on n’mange ren en tout on meurt aoussi tout autant, mé dans l’temps , on mangE bé mieux , mémm’ quand cé qu’lé fermiEres metté de l’iaou dans l’lait , ça n’a je mé fé mourir personne
“ j’ai lu dans l’journal que lé vaches , si on lé trétt’ ben , et qu’on é habillé en bleu , elles ont pus confiance , et que si on lé maltraite , elles s’renfrognent et que ça va de mal en pis
Docteur Zidor Bizanet “ Vous avez plein d’humour , quand cé que vous dites pour la vache que ça va de mal en pis ... ! “

La Justine “ de toutes mEgneures quand cé qu’on vaïes que lé marchands d’aliments pour lé bétt’ mElEyent dé rebuts d’fosse d’aisance, dé dEchets, cé vra dangereux queuqu’ fas ! On a , asstour , bé du dE sus la terr’ avant que d’allE d’dans . Rappl’ous dont , au dEbut de l’Ennée , i y’u un politcard , un miniss ‘ , qui fut si tellement malade que tout l’monde crEyit qui l’alllE mouri , ça t’E l’Evénemement , c’t’histouère . Mé tant mieux pour li , i’nné rev’nu . Mé on n’a jemé su c’qu’il avE y’u !

Ma, je saïes bé , à force d’en parlE et de nous cachE la vEritE , on finit par devinE : cé la maladie d’la vache folle qui l’a y’u , et pour qua cé t’il qui nous l’ont cachE qu’il avE c’te maladie , cé passque quand i y’a Enn’ bétt’ de malade de la vache folle , i faout la quE , et tout l’troupeau avec “
“ Pour mouri j’ons ben pensE à parti avec la 2 ch’vaux et glissé sur la route , au y’où qui y’a tout fin pien d’boue quand cé qu’i méttent le maïs en stylo, Enn’ bonn’ y’Erussade, et piac , me v’la au l’mont la ha , et pis bonjour mon Dieu !

“ Allons j’vas m’enn’ n’allE !”
“Combé c’ét’y que j’vous daïes , docteur ?
Docteur Zidor Bizanet “ Ren de ren , ren en tout , La Justine , on vient d’racontE tout ça au gens d’BalazE , qui connéssent le Phonss, l’Adrien , le José , le Polyte , le Hyacinthe , la Philomène , ça les a fait rire et ça nous rembourse si tellement d’les entendd’ rire , que cé bé chE pEyE !

voir la suite et fin 8/8 de la bogue de l’an 2000 : la tombe familiale :








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